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La virtualisation des espaces de travail : Adaptation ou changement ?

Avant-propos

 

Nous avions initialement choisi de ne pas écrire au sujet de ce que tous discutent depuis plusieurs semaines : la COVID-19. Pour la simple raison de ne pas sembler faire dans la récupération ou l’opportunisme, par réserve ou pudeur peut-être. Mais force est d’admettre que les bouleversements sont si réels, tangibles, immenses et les conséquences substantielles. Une expression consacrée chez plusieurs des professionnel(le)s que nous côtoyons : « suite à un long meeting avec moi-même… » la conclusion en a été que de ne pas aborder la question aurait constitué un déni.

 

Dérangeons donc un peu la planification de notre billet mensuel pour privilégier un autre ton, aborder un autre sujet… d’actualité. Nous pouvons contribuer à faire une différence en cette période agitée.

 

Alors, avec la complicité de notre amie Rhétorique que nous consultons régulièrement, réfléchissons à une des conséquences de notre contexte, réfléchissons à ce que représente au juste cette massive migration obligée vers le télétravail.

 

La notion d’équipe en tant que principe mathématique

 

« Le tout est plus grand que la somme des parties. » Maxime souvent attribuée au philosophe Aristote, jadis élève de Platon. Bien que cette attribution aristotélicienne ne soit que peu justifiée (nulle part écrite telle quelle dans son œuvre et réductrice à une analyse géométrique), il n’en reste pas moins que l’idéologie holistique qui sous-tend cette phrase n’est pas peu fondée. Considérer un phénomène ou une réalisation dans une perspective globale nous permet une plus juste appréciation de l’apport conséquent (résultante) et une meilleure compréhension des intrants. Le résultat d’une collaboration d’équipe de douze personnes ayant un objectif commun sera à l’évidence plus riche, ira plus loin, aura considéré une perspective plus large, que celui du travail d’un individu multiplié par ce même nombre de douze. La richesse, ou valeur ajoutée, vient avec l’échange, le questionnement.

 

La valeur ajoutée engendrée par le principe mathématique qui affirme que le tout est plus grand que la somme des parties est nommée synergie.

 

La virtualisation des espaces de travail

 

Rapidement, très rapidement, presque violemment, notre nouveau contexte en a poussé plusieurs au télétravail, mais tous n’avaient pas le même point de départ. Certains étaient déjà solidement ancrés dans cette réalité (n’y voyant que peu de différence), alors que d’autres n’étaient pas du tout dans cet espace. Plusieurs qui n’y étaient pas du tout se retrouvent ou se retrouveront en pause obligée (situation très sérieuse, certes). Mais pour beaucoup, il s’agit de désormais de faire d’une pratique occasionnelle ou partielle, un nouveau mode de travail.

 

Pour plusieurs, cette approche désormais quotidienne demande bien des ajustements, car l’interaction prend une nouvelle couleur. Les espaces cuisines désertés et les abords des machines à café sont remplacés par les appareils téléphoniques, les outils de collaboration et les caméras vidéo. Car il y a un concept qui reste ici… la pérennité (caractère, état de ce qui dure toujours). L’équipe est pérenne est sa nécessité est absolue.

 

La répartition des membres d’un groupe de travail n’est pas la fin de ce même groupe. Telle la décentralisation géographique des grandes organisations, les multiples localisations de groupes, sous-groupes ou individus ne freinent pas leur collaboration. Tout au plus, la virtualisation fonctionnelle des équipes de travail nécessite une adaptation, non pas un changement.

Adaptation (selon Wikipédia) : « … modification du comportement de l'individu qui maintient sa vie en relative harmonie avec les données du milieu, sans mettre en cause son identité. »

 

Changement (idem) : « (…) passage d'un état à un autre (…) »

 

Les équipes demeurent, elles sont préservées ; la collaboration reste ; la valeur ajoutée sera assurée.

Préservation (idem) : la préservation ou conservation est l'acte qui consiste à maintenir un élément dans un état constant.

 

La virtualisation des espaces de travail est une réalité qui n’est pas nouvelle en elle-même et elle constitue même un critère de choix d’employeur pour plusieurs de nos milléniaux aujourd’hui.

 

Les attentes demeureront, autant que les obligations de résultat. Il s’agit de revoir le catalogue des moyens afin de permettre à tous de s’adapter.

 

Adaptation et modification de forme

 

Oui, il y a un souci, celui de la rapidité d’exécution. L’adaptation nécessaire doit être rapide et certains manques ou certaines difficultés sont évidents.

 

Le catalogue contemporain des moyens est très bien garni, particulièrement au regard des moyens technologiques. Même si les moyens ne sont pas toujours disponibles immédiatement (enjeu d’inventaire, ressources en nombre insuffisant pour les implanter), ils existent et peuvent faciliter la nécessaire adaptation.

 

Changement

 

Le changement viendra après. Avec certaines blessures qui devront être soignées et qui laisseront des cicatrices plus ou moins permanentes, avec l’adaptation réussie de bien des individus à un nouveau mode d’organisation du travail, notre réalité aura alors évolué.

 

Pour l’heure cependant, il nous faut tous mettre l’épaule à la roue afin de gérer cet entre-deux mondes. Racontez-nous votre histoire.

 

 

Luc Lachapelle B.A., M.A., M.B.S.I., C.D.I.A., S.S.C.

Directeur, Services-conseils stratégiques HCM.

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